Kaysha

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Kaysha - Vivre Mayotte Magazine

Dans le cadre de l’élection de Miss Mayotte, le célèbre chanteur de musique afro-caribéenne Kaysha, a séjourné sur l’île.

Son succès, qui se traduit en terme de show cases internationaux et d’albums vendus, n’est plus à démontrer. R’n’b, hip-hop, coupé décalé, rap, zouk ou encore kizomba, c’est plus de 10 albums à son actif, et 1 200 000 vendus à travers le monde. La chanson, les femmes, ses artistes et ses espérances sur la société, au bord de la piscine de l’hôtel Caribou, Kaysha choisit de se confier à Vivre Mayotte.

 

Vivre Mayotte : Qu’est-ce que ça représente pour vous d’avoir été invité pour la cérémonie Miss Mayotte ?

Kaysha : C’était un vrai régal pour les yeux en tant qu’homme (rire) mais c’était surtout intéressant de pouvoir apporter un regard en plus. Les magazines définissent en général la beauté comme étant caucasienne, maigre, pâle, Mayotte nous a prouvé une fois de plus que la beauté est universelle et dépend du regard de chacun.

 

VM : Si Miss Mayotte était élue miss France, qu’est-ce que cela changerait selon vous ?

K : Il faut se le dire, la France a un sérieux problème avec ses musulmans. Si une Miss noire et, en plus, musulmane devenait Miss France, les mentalités seraient obligées d’évoluer, ça serait une avancée. On ne pourrait pas ignorer les réalités. Mais ça serait aussi une façon de montrer aux familles mahoraises réticentes qu’on peut être musulmane et réussir un concours de beauté, tout en restant soi-même.

 

VM : Il y a deux ans, dans le même contexte que vous, le chanteur Axel Tony était à Mayotte. A la suite de l’élection, il a intégré dans son label Daniati Yves, Miss Mayotte 2013, qui a sorti un titre « Je serai là ». Seriez-vous prêts à faire un duo avec une Miss ou à devenir son producteur ?

K : Elle n’a pas besoin d’être Miss, le talent suffit et il n’a pas de nationalité. J’ai produit Lynnsha, originaire de Guadeloupe, et Mika Mendes du Cap-vert, par exemple. D’autant plus qu’aujourd’hui, avec internet, on peut travailler à distance. Je vis au Portugal, je travaille la plupart du temps à distance, donc ça serait un plaisir de collaborer avec une Miss si elle se découvrait un talent.

 

 

VM : En plus de 30 ans dans la musique, vous avez produit énormément de chanteurs connus aujourd’hui dans le milieu du zouk et du r’n’b comme comme Soumia, Teeyah, ou encore Lylah. Vous considérez-vous comme un créateur de talents ?

K : Le talent ne se crée pas, il se trouve. C’est une rencontre. Les artistes que j’ai produit avaient déjà un talent, je l’ai juste trouvé et aidé à s’exprimer. Dénicheur de talents peut être, mais pas créateur. Je dis toujours que les êtres et les histoires sont amenés à se rencontrer.

 

VM : Quand on dit de vous que vous êtes le roi du zouk, qu’est-ce que ça vous fait ?

K : Pendant longtemps, on m’a considéré comme un chanteur de zouk, mais mes trois premiers albums, par exemple, c’était du rap. En Côte d’Ivoire, je suis considéré comme le roi du coupé décalé, aux Antilles du zouk et au Portugal, de la kizomba. J’essaye des choses, je ne me sens ni l’un ni l’autre, je me sens juste artiste libre. Si je ne faisais que du zouk, je serais ennuyeux, n’essayez pas de m’enfermer dans une boîte (rire).

 

VM : Vos chansons parlent en grande partie des femmes, vous chantez pour les femmes… Entre la musique et les femmes, qui choisiriez-vous ?

K : Je dirais que les femmes c’est notre plus beau rêve, mais ça peut vite devenir notre pire cauchemar et la musique, c’est la femme la plus fidèle que je n’ai jamais eu.

 

VM : Votre prochain single, c’est pour quand ?

K : J’enregistre un titre tous les 15 du mois. Pour le prochain, j’hésite encore entre un morceau de kizomba ou de zouk.

 

 

Si tu étais

Si tu étais un animal : Une panthère noire

Si tu étais une couleur : le bleu

Si tu étais un chiffre : le 22

Si tu étais une citation : « La vie est comme une rivière, on est jamais deux fois dans la même eau. » de Bouddha

Si tu étais un pays : La Thaïlande

Si tu étais un sentiment : La sérénité

 

Par Anastasia Laguerra, pour VM - Photo Nayl AH’

Publié par Vivre Mayotte

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